vendredi 27 février 2009

Préparation du TREC...


En balade il se passe TOUJOURS quelque chose !

Hier à 11h nous voici parties en compagnie de Nadine et Fig vers la Bergerie, direction Genainville... Nos péripéties commencent alors que nous n'avons pas quitté Chaussy : nous prenons le petit chemin qui longe le ru dans les "marécages", direction le mur du château de Villarceaux.
"On trotte ?" me lance Nadine.
Tu parles ! Nous on est déjà au trot derrière; Quatty essaie de suivre les grandes jambes de Fig depuis 2mn. Les chevaux partent à vive allure !
"Branche basse !" me crie Nadine.
Pouf ! Je n'ai que le temps de baisser la tête (le genre de situation où on est content d'avoir une ponette de 1m43 au garrot : je n'ai pas eu, comme Nadine, à me jeter litéralement sur le côté). Je relève la tête et là, à 5 mn, droit devant : un arbre - sur lequel on fonce à 15 km/h ! Ma cheville gauche éfleure l'écorce (après réflexion, je me dis que nos chevaux ne sont pas si bêtes : ils auraient sûrement tourné avant de s'emplafonner... Mais sur le coup, je n'ai pas réfléchi : rêne d'ouverture à droite toute !!), et là, on entend rigoler : un couple au fond de son jardin a vu toute la scène et est mort de rire...
Nous nous arrêtons, puis décidons, dans le cadre de la préparation du TREC du Perchay, d'essayer de traverser le gué juste avant le mur (il y a une passerelle plus loin). Rien à faire !! Même le vieux routier, Figaro, refuse obstinément de poser un sabot dans ce qui nous paraît être du sable et du gravier, à 10 cm de profondeur !
"On a du boulot pour le TREC !" dis-je à Nadine, qui, au bout de 5 mn, me dit qu'il faudrait y aller nous-mêmes... Je mets pied à terre, et mets le pied dans le gué... Je m'enfonce jusqu'au genou !!! Nous sommes obligées sur cette affaire de reconnaître la supériorité équine. Moi qui en voulais à Quatty de ne pas me faire confiance, je ne lui en veux plus du tout. On est passées à côté d'une catastrophe. Bilan d'expérience = dorénavant nous testerons nous-mêmes les gués que nous proposerons à nos montures - ça, c'est sûr !
Nous arrivons devant le château avec l'oeil du préparateur de TREC : repérage de fossé, d'obstacles, de plans ascendants... Du petit fretin, tout ça, quand on arrive au hangar immense qu'ils construisent à la Bergerie, avec les bulldozers, les planches... Il nous reste à franchir les deux gués du bois de Morlu - allègrement, ceux-là : les chevaux les connaissent, ou bien, ils savent mieux que nous que le fond est un vrai fond...!
Beaucoup de fierté vis-à-vis de ma Quatty, comme pour la balade d'hier : au galop en ligne droite, je lui demande l'arrêt à la voix, elle s'arrête ! Une obéissance tip top, du courage. Et deux premières : au galop sur un chemin elle s'"envole" au-dessus d'une flaque (mon premier saut en longueur !), et, avec Nadine, un merveilleux galop dans un champ où nos chevaux restent calmes, et un merveilleux sentiment de liberté... Et un passage au pas dès qu'on arrive aux abords du chemin.

jeudi 26 février 2009

Les débuts avec Quatty...


Avant de tenir le blog à jour, petit historique...

Le 31 décembre 2007, nous voici à la Voie Lactée dans le PNR des Vosges, à essayer la belle. (La video existe, je la publie dès que je l'ai récupérée).
Premières impressions : elle est belle, et, malgré le fait que lorsque je lui demande le trot elle part à fond la caisse, je ressens qu'elle veut bien faire. Elle veut faire plaisir. Voilà pourquoi j'ai choisi une haflinger de trois ans, après avoir essayé quelques selles français possédant une expérience jouant paradoxalement en leur défaveur (je ne ferai que mentionner celui qui avait passé 2 journées dans un van qui lui servait de box et qui s'est cabré à la vue de la cravache, pas la mienne, naturellement : je n'en ai pas).

Le 5 janvier, Quatty arrive à Chaussy et adopte tout de suite son box. A l'extérieur, c'est une autre histoire ! Elle ne passe pas le portail avant le lendemain... Je la monte pour la première fois le 9 avec Corinne qui la tient en longe dans le rond de longe, ça se passe bien - au pas, au trot.

Le 13 janvier, lorsqu'elle casse la barre sensée la maintenir au rond de longe, on réalise pour la première fois un de ses traits de caractère : Quatty ne SUPPORTE pas la solitude ! Pendant toute cette période (s'étalant sur 4 mois, je dirais), quand elle est dans le rond de longe, elle ne pense presque qu'à une chose : la porte ! Première victoire depuis ce moment-là : je crois qu'elle aime travailler au rond de longe... ou alors, elle est résignée !
Le 13 janvier c'est aussi mon premier cours avec Lucien. Il n'a pas arrêté de me dire : "Détends-toi !!" (Enfin, "détendez-vous", à l'époque, on se vouvoyait). Et en janvier, c'est vrai, je ne suis pas très détendue... Je ne connais pas encore la belle blonde, je suis méfiante. Et pour cause...

Le 25 janvier, voulant rejoindre les copines dans le pré, elle m'embarque pour la première fois et me sort direction le bouleau (juste temps de baisser la tête); c'est le jour où je remarque que j'ai du mal à la faire tourner à droite. C'est le début d'une période d'"embarquement immédiat" qui s'est arrêtée le 26 mai -avec, je dois dire, la fois où Audrey a essayé Quatty et a préféré "sauter en marche". Le 27 mai, j'arrivais sous un magnifique soleil pour une balade dans les champs de colza en me décrétant mentalement "Dorénavant, je lui fais confiance." (Paradoxal, me direz-vous) Depuis ce jour, ça va bien mieux !

Le 26 janvier (le jour où, tout commençant bien en carrière, c'est le jour que choisit le cocker d'Amandine pour débouler et lui mordre les jarrets...!), première sortie en main de ma ponette, en compagnie d'autres chevaux. Tout se passe bien, elle franchit même la grille de caniveau.

Fin janvier, Deborah monte à cru dessus pour aller en balade en main. Quatty est très gentille avec un enfant sur le dos !

Le 3 février c'est notre premier tour monté dans Chaussy, avec Christelle et Lobell.
En février, on en est toujours à apprendre que dans un rond de longe, il faut tourner en rond... Quatty se plante et me regarde, l'air de dire "tu veux que je fasse quoi?". Je me bagarre avec cette fichue longe qu'on n'apprend pas à manipuler en club... Depuis 4 mois, j'ai résolu le problème : plus de longe !! Travail en liberté. Dont je vanterai les mérites ultérieurement.

16 février, Quatty arrive dans le box dans lequel elle est maintenant. C'est aussi le moment où Nicky nous quitte...

24 février, c'est la date de notre première balade avec Nadine ! Elle m'amène jusqu'à l'allée des pruniers, puis on revient. Devant l'allée, je lui dis "Dire qu'un jour je galoperai là..." Eh ! C'est ce qu'on a fait hier ! Même que j'ai déchaussé à droite, et rien qu'en disant "stop" ma Quattoune s'est arrêtée immédiatement, le temps que je rechausse, et pouf, on est reparties au galop !

9 mars, c'est la première fois que je monte Quatty dans Chaussy toute seule. Le problème, là c'est qu'elle n'avance pas. Quand elle a peur, elle s'arrête... Et elle n'arrête pas de s'arrêter ! Je fais presque la balade à pied, finalement. Je m'aperçois plus tard que le problème ne se pose pas DU TOUT dans les champs ! D'ailleurs, Nadine nous croisant dans Chaussy nous propose une balade, et là c'est mon premier galop en balade !... C'est qu'avec ses petites jambes, Quatty va aussi vite au galop que Fig au grand trot.

Le 12 mars est le jour où Quatty m'a écrasé l'orteil. C'est mémorable car j'ai boité pendant 3 semaines.

Le 24 mars, on décèle un problème aux postérieurs qui s'avère être de la gale de boue. Corinne me donne ce qu'il faut pour soigner. Impressionnant ! Heureusement, une fois qu'on le sait, on coupe les fanons en prévention, on sèche.

30 mars : premier galop en carrière sous l'oeil de Lucien !

Voilà pour les premiers moments avec Quatty, et quelques dates clés. Depuis plus d'un an, Quatty a appris à travailler, l'aide de Corinne pour le travail en carrière a été ultra-précieux. Quatty n'embarque plus, ne cherche plus à sortir, elle donne ce qu'elle peut. Elle a appris plein de choses (le "croiser-papattes", tourner des hanches), on continue les acquisitions montées, en donnant une place importante à la balade -pour le moral de la jument et de la cavalière- et au travail à pied : balades en main pour appréhender toutes sortes de situation, travail au rond de longe sur ordres vocaux, langage corporel etc. Tout cela sur lequel je reviendrai bientôt.