Récit sans image...
Il y a deux jours, j'entreprends de partir en tête à tête avec ma monture, sous un soleil printanier, en direction de ces fameux bois de Villers...
Impossible de quitter la place devant l'écurie. Quatty est scotchée - phénomène relativement coutumier, je le sais, elle a peur dans les villages. Je descends, je remonte, je descends, je remonte, et tandis qu'elle quitte enfin le village en trottinant, pas de chance ! Voilà l'énorme tracteur qui nous double et déplie ses bras arachnéens, on entend pssssssss, et nous sommes copieusement aspergées de pesticides !!!
Le tracteur s'éloigne, on peut prendre le trot, un trot un peu mou, mais un trot quand même (dommage, ce n'est pas une épreuve de trec!), et soudain, ma Quatty pile en fixant un truc à gauche... Je suis son regard et ô consternation je reconnais le piquet de la clôture du golf que j'ai enroulé quand elle s'est pris son petit pied dedans ! Passé la "chose", on reprend le trot et tout va bien jusqu'à Haute Souris, mais là, encore un village, et encore des arrêts inquiets. C'est là que je trouve ma baguette magique, celle qui va m'aider à renforcer l'action de mes jambes qui ne passe visiblement pas au travers du molleton qui entoure la sangle. Et là, miracle !! Après 2 mn d'utilisation de baguette, je n'en ai plus besoin.
Ah ! Les bois de Villers ! Ses champs de jacinthes bleues ! Le soleil qui filtre dans les feuillages ! Les slaloms au trot dans les coupes ! Les têtards dans les flaques sur le chemin !... Les têtards ?? C'est que les flaques doivent demeurer ?! Résultat, deux chemins impraticables car en bas de la descente inévitable : deux bourbiers infranchissables ! Et une expérience malheureuse suffit, on rebrousse chemin.
On quitte le bois, on fait coucou à Odile et Pascal, et on rentre par le petit plateau du champ de l'âne où on alterne pas et galop avec une parfaite obéissance de la part de ma belle Quatty (qui me fait quand même une belle longueur au galop à fond... La joie de rentrer à l'écurie ? Mais quand je lui demande de repasser au trot, elle le fait tout-de-suite, rien qu'à la voix !).
Voilà, ce sont les événements qui construisent aussi la confiance - dans les deux sens. Je ne l'ai pas emmenée en galère, je l'ai même laissée brouter la bruyère florissante, une occas unique ! Et elle ne m'a pas emmenée en galère non plus... C'était un bon moment, on a beaucoup appris.
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